LE KAVE SE REBIFFE

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vendredi 4 novembre 2016

Le Dictateur: Unissons-nous


“Le grand thème de la vie, c'est la lutte et la souffrance.” Charlie Chaplin/ Ma vie 


Les lanceurs d'alerte n'ont pas d'âges

Hommage Kaviste à Charlie Chaplin 

Le Dictateur


"Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire. 
Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne.
 Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. 
Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits.
 Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. 
Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. 
Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié.

L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. 
Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. 
Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction. 
Notre savoir nous a fait devenir cyniques. 
Nous sommes inhumains à force d'intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop.
 Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité.
Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse.
 Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu.
Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain, que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés, victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.
Je dis à tous ceux qui m'entendent : 
Ne désespérez pas !

 Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité, de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité. 
Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. 

Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. 
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n'êtes pas des machines.
Vous n'êtes pas des esclaves.
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l'amour du monde dans le cœur.
Vous n'avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour.
Soldats ne vous battez pas pour l'esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l'être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. 

Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. 
Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l'occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. 

Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. 

Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. 
Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance.

 Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. 

Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous ! "



Version originale


 The Great Dictator

Film réalisé en 1940 conçu avant l'entrée en guerre des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, fut le plus grand succès commercial de Charlie Chaplin et contribua à mobiliser l'opinion publique nord-américaine en faveur des démocraties européennes, à une époque où seule la Grande-Bretagne résistait encore à l'Allemagne nazie.  


Le pitch du film pour les plus jeunes d'entre nous va suivre dans l'instant, même si cela peut vous apparaitre vieillot, c'est un film court, drôle, émouvant et comportant un vrai MESSAGE à une époque si trouble, allez-le voir direct, bande de jeunes et sinon ragez de vous être fait spoiler la scène de fin par la Kave en mettant la scène finale dans la vidéo du jour, mais vous verrez il y a quelques modifications dans les vidéos de l'article à la version originale ;)
Voyez comme cela reste d'actualité ici aujourd'hui en 2016!
Soyez Témoins!

"Lors de la Première Guerre mondiale, dans un pays imaginaire nommé la Tomenia et ressemblant beaucoup à l'Allemagne, un soldat maladroit sauve la vie d'un pilote de chasse nommé Schultz. Tous deux réussissent à s'enfuir en avion mais celui-ci s'écrase et le soldat est blessé. Devenu amnésique, il passe de longues années à l'hôpital, coupé du monde. Entre temps, la Tomenia est devenue un régime dictatorial et fasciste, dirigé par Adénoïde Hynkel, en fait Adolf Hitler, et les Juifs sont persécutés comme sous le régime nazi.

Finalement le soldat s'enfuit de l'hôpital et reprend son métier de barbier dans sa boutique, qui a été incluse dans un ghetto juif. Le barbier est lui-même juif et peu au courant de l'évolution politique et sociale de son pays, ni du fait qu'il est un parfait sosie du dictateur.

Arrêté lors d'une rafle, il est accusé de comploter contre le régime d'Hynkel et se retrouve en camp de concentration avec Schultz. Tous les deux finissent par s'évader au moment où la Tomenia envahit l'Österlich.

Finalement, les soldats confondent les deux personnages : Hynkel est arrêté comme fugitif tandis que le barbier pris pour le dictateur est contraint de prendre sa place et improviser un discours à la radio. Dans son discours, le barbier défend la liberté de tous les humains, et prône la tolérance, la démocratie et la paix."