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jeudi 24 novembre 2016

Féminicide ou les conséquences d'être née femme


"La violence peut garantir du supplice, mais elle n'absout pas du crime."
Mademoiselle de Sommery ; Réflexions et pensées (1794)



Naître femme, est-ce un crime ? 
Devons-nous avoir peur de rire, de danser, de chanter, d'aimer, de vivre tout simplement ? 
Est-ce que le fait d’être née dans un corps de femme permet au sexe opposé de nous considérer comme un objet, de nous harceler, de nous violenter, et pire de nous tuer ? 


Aujourd’hui, on peut parler de « FEMINICIDE », qui est une circonstance aggravante du meurtre, pourquoi ? 
Tout simplement parce qu’on est née Femme, on est surexposée à des risques de violences et pratiques néfastes masculines qui peuvent mener à la mort. 
Des femmes sont tuées tous les jours, sous les coups de leurs maris, voire leurs ex-conjoints, cette violence machiste est une des causes de mortalités des femmes de 16 à 44 ans dans le monde. 
Il faut lutter contre ces massacres (oui j'ose ce mot) et faire valoir nos droits de femmes, car le Féminicide peut être évité, si on ose bouger, alerter, briser le silence, porter plainte, ne pas laisser les coups des hommes impunis.



Entre 2010 et 2011 par exemple, plus de 1,2 millions de femmes ont subi des violences conjugales. 
Comment vivre quand on a tout simplement peur d’être chez soi, d’affronter son mari. 

Je peux moi-même témoigner de ces horribles violences.
Dans mes souvenirs d’enfance, j’ai pu voir la crainte dans les yeux de ma mère lorsque son « bourreau » passait le pas de la porte, l’angoisse se ressentait et personne n’osait dire un mot, de peur qu’ils nous fassent aussi du mal, donc on se taisait, pas un mot, on ne bougeait pas, on attendait tout simplement de voir si ce soir-là ma mère allait encore subir les sévices de cet homme qui, à travers mes yeux d’enfant n’était que le reflet du « diable ». 

Et puis, la nuit passait, pas un bruit, enfin un moment de paix et de calme. 
Au petit matin, je voyais ma mère le visage gonflé, les larmes qu’elle essayait de cacher, en vain, mais c’est une mère et elle nous protégeait, et cela pendant des années. 
Un jour, enfin elle trouva le courage de quitter cet individu, qui lui a fait du mal durant des années. 
Je me demande encore aujourd’hui, si elle aurait pu succomber sous les coups de son bourreau. 

À la Réunion, depuis le début de l’année, 4 femmes ont succombé aux coups de leurs maris.

Il ne faut pas culpabiliser les filles, on est des victimes et non pas des coupables; 223 000 d’entre nous sont victimes de violences en France, à savoir qu’en 2015, 122 femmes soit 1 tous les 3 jours, sont mortes victimes de ces bourreaux. 
Que pouvons-nous faire ? Comment réagir à ces crimes odieux dont nous sommes victimes ? 

J’entends parler de Féminicide, mot employé récemment dans le dictionnaire en France (2014), alors que beaucoup de pays comme le Mexique, l’Espagne ou l’Italie le reconnaisse. 
Je constate que nous les femmes on est trois fois plus victimes de violence sexuelles, verbales, physiques que les hommes et qui parfois conduisent à une mort tragique. 

Une femme victime de violence conjugale sur 5 garde le silence, sans même en parler à des amis, des collègues. 
Pensez-vous avoir détecter des cas de violences dans votre entourage ? 
Difficile de le dire car on est dans notre bulle, nos yeux sont fermés, tant que cela ne nous arrive pas. 


Et les enfants, ceux qui sont exposés aux violences conjugales, ils subissent malgré eux les effets indirectes de ces violences : 
Problème de santé, troubles du comportement. 
Entre 2010 et 2015, 143 000 enfants vivaient dans des ménages où la violence conjugale régnait. Quelle vie d’adulte pourront-t ’il avoir ?

La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes aura lieu le 25 novembre 2016, je souhaite relayer l’information, car cela peut arriver à n’importe quelle femme, pauvre, riche, noire, blanche, de croyances différentes et à tout moment. 
Je souhaite mettre en garde les femmes qui subissent des violences même minimes, car les violences peuvent commencer par une simple gifle, et se terminer par une mort. 


Je dis stop à cette horreur, stop aux violences, stop aux crimes, stop aux abus. 
Dorénavant, nous les femmes ne nous laisseront plus faire, sachez-le les bourreaux.
Voici venu le temps de la révolte.
Messieurs les abrutis qui n'ont encore rien compris, Nous nous défendrons, Nous n'oublierons pas, Nous ne pardonnerons pas. Nous sommes les Anonymiss, nous sommes Légion.

Plus jamais ça !

Par +Anonymiss Kreol le 24 novembre 2016


YES SHE KAVE !