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mercredi 14 septembre 2016

Cantine scolaire: Au petit bonheur la chance!


"Je préfère manger à la cantine avec mes copains et mes copiiineeees!" Carlos




 Pour les cantines-scolaires, c'est aussi la rentrée, consultez ce lien sur consoglobe.com pour avoir un complément d'information en plus de l'avis de la Kave, et maintenat, rentrons dans le sujet du jour:
 La cantine et restauration scolaire.

Les cantines de nos enfants pratiquent des-tarifs-et-des-regles-tres-differentes-selon-les-communes, ce n'est malheureusement pas une nouveauté. Et ceci n'est pas valable uniquement pour les tarifs et les règles, mais aussi et surtout pour la qualité des menus et des produits servis à nos enfants.

La disparité des réglementations en matière de temps méridien est incroyable, et je ne prends en exemple que l'Essonne que je connais le mieux, mais cela est valable sur l'ensemble du territoire français où chacun pratique sa tambouille à sa sauce...hum...

C'est un véritable bazar les cantines Mesdames et Messieurs, dans un même département, selon la commune où vous vivez, vous pouvez avoir un tarif unique, un quotient familial, pas de cantine et les enfants apportent leur déjeuner, une collectivité possédant une cuisine centrale (ça c'est bien si l'alimentation proposée ne sort pas de gigantesques boites de conserve), une cantine bio (rare), une cantine fournie par des industriels (trèèèès souvent), une cantine avec de réels cuisiniers (de temps à autre), et je ne m'étendrais pas sur l'encadrement qui, lui, peut varier allègrement de 1 adulte encadrant pour 15 enfants à certains endroits où vous pourrez avoir 1 adulte pour 40 marmailles et plus!
La réglementation est d'ailleurs assez floue à ce niveau et chacun est maître en son domaine.
Les cantines maternelles et élémentaires sont gérées par les mairies, alors que les collégiens, lycéens dépendent du conseil départemental ou régional.
Mais concernant l'ensemble des repas servis, les différences se ressentent selon votre appartenance à telle ou telle ville.
La qualité des repas est bien sûr sujet à caution dans beaucoup d'endroits, et principalement dans les villes ayant fait le choix de passer par les monstrueuses entreprises de mal-bouffe industrielle. C'est en général assez reconnaissable, quand vous arrivez le matin devant l'école de vos enfants, et qu'un camion, style Sodexho (pour ne citer qu'eux) est devant l'office, il décharge les fameuses barquettes plastiques que beaucoup (trop) connaissent.

 Ne sommes-nous pas le pays de la gastronomie? Ne devons-nous pas transmettre à nos successeurs le goût du culinaire?


Bien sûr, ces cadors de l'alimentation de masse sont assujettis à des normes de sécurité alimentaires et sanitaires (encore heureux), au respect de la chaine du froid, et à un grammage précis des portions finissant dans les estomacs affamés de nos bambins, plats divers et variés certes, mais calibrés et produit en masse, plein de conservateurs et d'acidifiants, bref de la boustifaille uniforme, préparée à des kilomètres et des kilomètres de là, transportée chaque jour, conditionnée puis "préparée" par les courageuses mains bossant dans les offices de cantine.

D'ailleurs, j'adore quand des gros mastodontes de l'agro-alimentaire industriel annoncent fièrement qu'ils organisent "La semaine du goût" ou le non moins fameux "repas de Noel, allez goûter les plats ce jour-là, et revenez tester les menus une ou deux semaines plus tard...
Une anecdote, je connais certaines communes de l'Essonne, qui n'hésitent pas à faire appel à des prestataires venant des Yvelines ou de Paris pour fournir leurs écoles.
Sympa l'empreinte écologique, le respect des circuits-courts, la priorité au local...

Enfin, on peut également brosser un tableau catastrophique du gâchis alimentaire, et des centaines de kilos de nourriture jetées chaque jour, soit par excédent, soit par le fait que cela n'a pas été consommé par les enfants (et dans certains endroits, on peut les comprendre), soit par une mauvaise gestion des effectifs qui entraînent un trop plein. Evidemment, il y en a toujours trop que pas assez. Sinon quel scandale ce serait auprès des parents...

Imaginez, on va gueuler à la Mairie parce qu'il aurait manqué des repas le midi, mais très rarement des parents débarquent pour piquer une crise sur le gâchis de la nourriture balancée à la poubelle.
Le plus surprenant, c'est aussi que peu d'adultes se préoccupent vraiment de ce qu'il y a dans les assiettes des gosses, l'essentiel après tout, c'est qu'ils mangent non?
Donc, on aura tendance à gloser sur une histoire de menu Halal ou sur des moules pas fraiches, ou sur le fait qu'il y a eu trois fois des épinards cette semaine, mais on remet peu en question le fait de proposer une alternative alimentaire écologique, sobre,  offrant de la variété et de la qualité à la prochaine génération.

Un Blog de Saint Mandé tenu par un élu local original avait mis en lien, en 2015 il me semble, une pétition du député Yves Jégo, adressée aux parlementaires (Et ceux-là, ont une super giga cantine, ne vous inquiétez-pas pour eux...) pour proposer un menu végétarien obligatoire dans les cantines, et malgré que je ne partage quasiment aucune idée de ce député (c'est mon credo de conflictualité raisonnée ça qui ressort), j'ai trouvé que cela était une saine initiative et devrait trouver un certain retentissement, à voir ce qui a été fait de cette pétition depuis, si un vénérable Kaviste peut nous trouver l'info, il en sera remercié d'un bon coup de Chablis ;)


Alors attention, je souligne beaucoup de points négatifs, mais il existe aussi le pouvoir de la positivité dans plusieurs établissements scolaires, et c'est tant mieux!
Certaines écoles ont fait des choix judicieux et pédagogiques pour renouer avec une cantine à l'ancienne, où le goût et les saveurs sont à l'honneur, où cultiver des produits fait partie de l'apprentissage, où l'éducation au culinaire est considéré comme CULTUREL au sein de notre beau pays, où expliquer l'avantage et les bienfaits du Bio, où éduquer les enfants au "bien-manger" est un sacerdoce, où même simplement en expliquant aux gavroches infernaux les bienfaits de manger sainement. 
Certains ont tout simplement mis en place des potagers, enseignent le jardinage, encouragent les enfants à comprendre le bien-être dans la relation à l'alimentation, entretiennent des espaces naturels pour permettre le développement du vivant et à ceux-là, je dis bravo.

Tous n'ont pas les moyens dans leur établissement de proposer cela, et c'est bien dommage, car je crois que l'envie ne manque pas chez beaucoup, seulement ils bossent chez les gueux, alors on leur dit que ce sera trop cher, trop compliqué, trop encore, trop toujours.

Je suis pleinement conscient que l'accès au bio n'est pas vraiment dans les plans des élus des quartiers populaires qui ont d'autres chats à fouetter, mais certains s'y risquent et font le choix également d'embaucher de VRAIS cuistots et d'en finir avec l'immonde ratatouille (chère en plus) cuisinée dans des entrepôts énormes et dans des fait-touts aux contenances de 500 kilos, quel raffinement...

Les arts de la table doivent être un plaisir, et non un truc comme ça "au passage" ou voire carrément une punition dans quelques cas. 
Nous connaissons tous une histoire d'enfants disant:"Mwarf, c'était trop dégueu la cantoche ce midi!"



Damn! Ainsi un Kavovore au fond de la Kave nous dit: 
"Ok très bien tout ça, mais on fait quoi pour changer ça?" 
Bah, j'aurais tendance à dire qu'il faut changer...d'élus... 

Non plus sérieusement, on pourrait commencer en donnant une vraie formation culinaire aux agents de cantine, en instaurant une mise en relation avec les producteurs locaux, en éduquant à la frugalité heureuse pour éviter le gâchis, en proposant des découvertes sur les cuisines du Monde, en activant des projets autour des fruits et légumes pour sortir les kids du "tout-calibré", et il y en aurait encore, allez-y vous, dites-moi!

Voilà, la cantine scolaire, c'est comme beaucoup d'autres choses, nous ne sommes pas égaux face à ce moment de vie de tous les jours de nos enfants selon notre lieu de vie, les choix des élus, ou les initiatives des enseignants: C'est au petit bonheur la chance...

Bon, à bientôt Ami(e)s Kavistes, ça m'a donné faim tout ça, je vous laisse, je vais aller manger un truc comme ça je crois...

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