LE KAVE SE REBIFFE

Bienvenue dans l'antre rebiffeuse branchée sur le courant alternatif de la KAVE.

Ce blog, à vocation citoyenne et collective, se veut participatif et coopératif en s'attelant au grand défrichage de ce monde !

Le partage est une arme de construction massive.

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vendredi 23 novembre 2018

Notre patience a des limites que la décence n'accepte plus


🚹2018 : Aujourd'hui, un Français sur sept vit sous le seuil de pauvretĂ©. 🚹
Neuf millions de personnes sont concernées (fourchette basse, manque comme d'habitude les chiffres des ultra-marins).
 Un quart des agriculteurs vit sous le seuil de pauvretĂ©.
Un tiers des familles monoparentales sont en situation de pauvreté.
35% des pauvres ont moins de vingt ans.
Deux millions de travailleurs pauvres. Un sans-abri sur quatre travaille.
La précarité n'est pas un métier (tiens c'est pas un chiffre ça).
145 000 personnes (au bas mot) sont sans domicile fixe.
L'espérance de vie dans la rue est de 48 ans.
100% des sans abris sont victimes du froid.
100% des pauvres sont des ĂȘtres humains.
La pauvreté ne diminue pas en France. Elle est exponentielle.
🚹 C'est arrivĂ© prĂšs de chez vous.🚹

https://www.inegalites.fr/Le-tableau-de-bord-de-la-pauvrete-en-France


🚹Notre patience a des limites que la dĂ©cence n'accepte plus.🚹

L'hiver est lĂ . Un hiver de plus. 
Chaque hiver, c'est la mĂȘme rengaine au comptoir rebiffeur, le mĂȘme constat alarmant, dĂ©sarmant, dĂ©sespĂ©rant.
Voit-on poindre à l'horizon des changements sur la situation de la précarité et de la pauvreté depuis l'hiver dernier ?
Que dalle. 
L'indécence des politiques n'a d'égale que la souffrance qui habite ceux qui subissent les conséquences de l'inaction des pouvoirs publics.

Notre patience a des limites qui sont déjà largement dépassées mais la décence n'acceptait plus tout ça depuis fort longtemps.
Nos gouvernements ne se sont jamais occupĂ©s de rien, hormis d'eux-mĂȘmes.
 La prĂ©caritĂ© n'est pas un mĂ©tier, la misĂšre ne devrait pas ĂȘtre une fatalitĂ©, la pauvretĂ© n'est pas un mode de vie acceptable dans une sociĂ©tĂ© qui se proclame soi-disante moderne. 



Il n' y a pas besoin de raisons pour aider les gens. 
Et si vous avez vraiment besoin d'une foutue raison, dites-vous que vous ne le faites pas pour eux, mais bien pour vous afin de calmer la petite voix qui au fin fond de votre conscience vous appelle, vous dit :
"Tout cela n'est pas normal" 



COMMENT POUVONS-NOUS DECEMMENT CONTINUER A ACCEPTER CELA ?
COMMENT POUVONS-NOUS TOLERER LES CENTAINES DE MORTS DE FROID DANS NOS RUES CHAQUE ANNEE?
COMMENT POUVONS-NOUS LAISSER LES POUVOIRS PUBLICS PRATIQUER LA POLITIQUE DE L'AUTRUCHE SANS AUCUNE REACTION ?
COMMENT POUVONS-NOUS NOUS VAUTRER DANS UNE TELLE INDIFFERENCE ?
 ALERTE DENI ! 
LA FRANCE VA MIEUX PUISQU'ON VOUS DIT QUE CA VA MIEUX...

LES SOLUTIONS POUR DIRE STOP  ?
GREVE GENERALE ILLIMITEE, BLOCAGE MASSIF. 
REFUS TOTAL DES POLITIQUES CAPITALISTES NEOLIBERALES MORTIFERES MAINTENANT. 
TRANSITION SOCIALE ET ECOLOGIQUE MAINTENANT.

En vrai, nous sommes collectivement en plein cas de non-assistance Ă  personnes en danger. Et si neuf millions de pauvres nous attaquaient en justice pour cette raison ?
La seule solution fondamentale, c'est la convergence des luttes, tous ensemble, gilet jaune, vert, rouge, bleu, noir. Il n'y a plus assez de couleurs disponibles.
Venez les rebiffeurs, créons un gilet arc en ciel. Le gilet de la révolte globale.
#GiletArcEnCiel qui rĂ©unirait toutes et tous.
Et le refus absolu (de tous par tous pour tous) de la misĂšre Ă©rigĂ©e en principe inaliĂ©nable par un systĂšme Ă©coeurant d'inhumanitĂ©. 



Cachez ces pauvres que nous ne saurions voir ? 
Pas moyen les politiciens. Pas possible les Ă©lites. Pas envisageable les notables.
Ces sans abris, on va parler d'eux, on va mĂȘme les mettre Ă  l'affiche tout l'hiver jusqu'Ă  l'overdose, jusqu'Ă  ce que vous en Ă©touffiez de rage avec votre foie gras et votre champagne.
 Eux sont dans les rues dehors dans le vent et le froid glacial, pas vous les nantis bien au chaud sous les ors de la ripoublique qui dĂ©cidez des lois censĂ©es les protĂ©ger de cet enfer qu'est l'abandon d'humains dans la rue.

Qui sĂšme la misĂšre rĂ©colte la colĂšre. 
Laissons le peuple reprendre en main la politique sociale de solidarité.
 La sociĂ©tĂ© civile ne devrait jamais se substituer Ă  l'Ă©tat en matiĂšre de politique sociale, mais que voulez-vous, ce sont les vrais gens d'en bas, les dĂ©rangeants gueux, les malodorants prolos, les rĂ©fractaires rebiffeurs, ceux qui ne sont rien qui connaissent encore le sens de ces mots : 
Partage, EquitĂ©, SolidaritĂ©, Sourire, Echange, Bienveillance.