LE KAVE SE REBIFFE

Bienvenue dans l'antre Essonnienne branchée sur le courant alternatif du KAVE.

Ce blog, à vocation citoyenne et collective, se veut participatif et coopératif en s'attelant au grand défrichage de ce monde!

Alertez, montrez, Réenchantez! Si vous désirez partager, écrire un article, poster des photos, contribuer au développement de la Kave, you're welcome! Soumettez-moi vos textes, photos, vidéos, vous serez bien reçus au comptoir de la Kave! YES OUI KAVE! Contact: krixlegaulois@gmail.com/

vendredi 11 mars 2016

Formidable ou Fortminable?


"De quoi est capable une société d'abondance pour ne pas perdre son abondance ?"
Jean-Marc Reiser



« On vit une époque formidable » titrait Reiser dans une BD savoureuse.

Que n'avait-il pas raison le bougre d'homme !

Formidable cette période grâce à nos gouvernants qui trahissent ceux qui, de bonne foi ou par défaut ont osé voter pour eux!!

Décorer un membre de la famille saoudienne de la Légion d'honneur quand on sait le nombre de mises à mort, de la situation des Femmes, du non-respect des Droits Humains dans ce pays! Pour un haut fait « d'armes » certainement....

Négocier avec le premier ministre turc l'éloignement des migrants de l'Europe, au même moment où celui-ci censure les journaux ou réprime les manifestations d'opposants. Et qu'il bombarde plus facilement les Kurdes que les assassins de Daesh!! Et en plus, il va recevoir 6 milliards d'euros pour cela...

Faire adopter divers articles de lois par un nombre très restreints de députés qui transforment « des mesures d'urgence » en  lois permanentes qui pourraient largement servir aux éventuelles chemises brunes ou noires sans difficultés et qui donnent toute l'attitude aux préfets et aux forces de police... A l'époque de « l'Etat français » de telles mesures ont été prises avec les résultats que l'on connait. Est-ce une erreur de faire référence à cette période ? Non l'histoire devrait nous apprendre à être plus vigilants et faire appel à notre raison!

Modifier le code du travail de telle manière que le patronat puisse à sa guise agir à l'encontre des salariés comme avec des mouchoirs en papier. Devrons demander à Emile Zola de réécrire Germinal. Y aura-t-il un Hugo pour recréer une nouvelle version des Misérables ?
Est-ce que j'exagère ? Sincèrement non, je ne pense pas !

Tout ceci, et j'en oublie à coup sûr, est le signe d'une profonde régression sociale, humaine. J'ose même affirmer que cela sent le début de la fin du système capitaliste qui n'a plus réellement de marché à conquérir! Il n'y a plus de pays à convertir. Karl Marx parlait de « la baisse tendancielle du taux de profit ». Je pense qu'on y est! Le système  ne peut plus se développer sur de nouveaux territoires! Alors ses profits,  il ne peut les réaliser qu'en s'attaquant à ceux qu'il doit rémunérer pour générer ces mêmes  profits. Absurde mon point de vue ?

Regardez bien ce qui se passe partout dans le monde : diminution des salaires, augmentation du temps de travail, réduction des cotisations sociales, augmentation de la durée des annuités permettant la retraite, diminution du taux de paiement des heures supplémentaires, suppression du contrat de travail à durée indéterminée, abaissement des seuils sociaux qui déterminent l'existence des Délégués du Personnel ou de la création des Comités d'entreprise, « négociations » individualisées …. Sans compter les délocalisations auprès de mains-d'oeuvre bon marché.
Dois-je continuer ? Cette situation me fait penser à certains livres comme : la Jungle d'Upton Sinclair ou le Pain Quotidien d'Henri Poulaille.

Et ceux-là même qui osent promouvoir toutes ces mesures ont le mépris d'affirmer que se sont eux les « progressistes » et donc nous les « réactionnaires » (dixit Manuel Valls) attachés à des droits que nos ancêtres ont parfois payer chèrement! Aucun de ces droits n'est tombés du ciel par la grâce du patronat que je sache.
Les lycéens et les étudiants se mobilisent et je pense qu'ils ont raison : leurs avenirs déjà difficiles à imaginer ne s'avère pas folichon. Bien au contraire!

Alors Ramble on...


JiPéPé, en direct de la Kave